Après une brève apparition début novembre, la neige a finalement vite disparu durant les 10 derniers jours ; nous
avons donc pu rechausser les trail runnings et ainsi prolongé encore un peu plus la saison de randonnée pédestre. Aujourd'hui, direction le Lac Blanc par un temps très doux et ensoleillé.
Quasiment pas de neige en dessous de 2200mètres environ, ce qui est rare pour un 21 novembre.
Vue sur les Grandes Jorasses, la mer de Glace et les Aiguilles de Chamonix
Le Lac Blanc gelé
Le Lac Blanc, un des plus beaux belvédères sur la Mer de Glace, les Grandes Jorassses et la dent du
Géant
La vieille cabane du Lac Blanc sous la neige
Vue sur le bassin d'Argentière
Vue depuis la Flégère ; à droite l'Aiguille de l'M
Dans une ambiance exceptionnelle d'automne avec de magnifiques couleurs, nous avons profité, en
compagnie de Fabrice, de ce qui sera sans doute la dernière journée (presque) estivale de cette année 2009. La neige va recouvrir tous ces massifs ci-dessous dès demain ; et on
pourra d'ores et déjà penser à la saison de ski de fond et de ski alpinisme
Au refuge Bel-Lachat
Lever de soleil sur le Mont Blanc
Au sommet du Brévent avec Fabrice
Sur les rambardes du Brévent
La table d'orientation du Brévent
1er novembre et toujours pas de neige en dessous de 3200m
Le massif du Mont Blanc
Le massif du Beaufortain au loin, dans la brume
Les chaines des Aravis et des Fiz
Le lac du Brévent et la chaîne des Aravis en arrière plan
Vue sur Planpraz, la Fégère et la vallée de Chamonix
Le sentier au retour
La chaine du Mont Blanc en toile de fond
Le Brévent vu depuis Chamonix
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Pas le temps de dire ouf ; aussitôt rentré de Chamonix je prends mon VTT et monte au Salève pour profiter de la
vue sur Genève et le lac Léman avant la tombée de la nuit. Là aussi, de très beaux panoramas.
A la gare téléphérique du Salève
Genève depuis le Salève
Avant la tombée de la nuit, vue sur le massif du Mont Blanc, le Buet ainsi que le
Môle
Sortie Run & bike - Grimpée du Môle par un magnifique temps d'automne. De très belles couleurs avec la brume en toile de fond, en compagnie de trois haut-savoyardes sympas (Céline, Carole et
Claire).
La Grande Course du Lac est désormais devenue pour moi un rendez-vous incontournable de début
d’automne, marquant ainsi la fin de la saison estivale de trails longues distances et une occasion rêvée de revoir le lac du Bourget, que j’admire beaucoup et où je me ne rends que très peu
durant le reste de l’année.
La Grande Course du Lac est typiquement une course sur route, avec néanmoins de nombreux
passages techniques et difficiles sur sentiers de montagne ; la polyvalence est donc de rigueur. D’un point de vue préparation, je ne peux pas dire que je me sente au top. En effet, j’ai couru le
trail des Aiguilles Rouges seulement trois semaines plus tôt, puis un week end très chargé avec un fort dénivelé en montagne 7 jours après (soit deux semaines avant la course), ce qui n’est pas
recommandé. Idéalement, les six semaines précédant une telle épreuve doivent être faites de repos et d’entraînements légers, et de préférence sur bitume (c’est à dire exactement ce que je n’ai
pas fait…)
Néanmoins je pars confiant car je sais que j’ai de bonnes jambes en cette mi-octobre, même si j’ai sans doute trop chargé la barque ces dernières semaines…je m’en rendrai compte surtout à la fin.
Et puis surtout, ne pas perdre de vue mon objectif majeur qui est de me faire plaisir, tout simplement, et de profiter des somptueux points de vue sur le lac du Bourget (le plus grand lac de
France).
Le départ est donné à 9h dans une ambiance glaciale, la bise s’étant de plus jointe aux quelques
350 coureurs présents sur le départ. Je me place devant et prends tout de suite un rythme très élevé (que j’estime à près de 14 km/h)…trop élevé sans doute. Très vite un groupe de 10-15
coureurs part telle une flèche ; néanmoins je reste confiant car je sais que la grande majorité d’entre eux participent à la course en relais ; ils auront terminé 15 kilomètres plus
tard, tandis qu’il m’en reste pour ma part pas moins de 55…mais à ce moment-là, il ne faut surtout pas y penser !
La première partie sur bitume, majoritairement sur piste cyclable, sera très agréable, bien que je sois parti trop
vite (mais à ce moment là je ne m’en rends pas encore bien compte) ; j’arrive alors au premier relais (vers le tiers de l'épreuve), une dame m’annonce que je suis 6ème de la
grande course, à ma grande surprise. Je pensais être beaucoup moins bien classé, je prends alors conscience que tous les fous furieux partis devant moi étaient pour la plupart des relayeurs. Bien
que confiant et presque euphorique de cette place, je me dis que maintenant il va falloir maintenir ce rythme, ce qui va se révéler par la suite très, très compliqué…néanmoins je ne lâche pas
prise et me dis que je serrerai les dents jusqu’à la fin, quitte à peut être me « faire mal » (mais sans me mettre dans le rouge) dans les derniers kilomètres s’il le faut. C'est la première
fois que je pars si vite et la perspective de rester à cette place constitue pour moi un challenge motivant.
Au 30ème kilomètre, après qu’un bon nombre de coureurs m’aient à nouveau dépassé, on m’annonce en 9ème position : là encore je suis très surpris, je me serais situé
beaucoup plus loin : une fois de plus, ce sont majoritairement des relayeurs qui m’ont dépassé.En passant devant le panneau indiquant le 40ème km, je regarde ma montre : celle-ci indique 3h. J'ai maintenant la conviction que je peux viser ce temps pour un marathon
classique ce qui me redonne confiance et motivation pour la fin de course.
Malheureusement mes cuisses commencent vraiment à être douloureuses ; je sais maintenant que je ne pourrai
plus suivre le rythme de la première partie, il s’agira désormais de terminer sans prise de risque pour ne pas me blesser et surtout me faire plaisir.
Malgré des cuisses de plus en plus dures, je prends plaisir à évoluer sur ce parcours (empruntant majoritairement le bitume). Les parties sur chemins sont très techniques, ce qui m'a valu une
petite chute dans la descente sur Conjux (bout du lac) fort heureusement sans gravité. Mentalement je n'y suis plus, je sais que mon objectif d'avant course, sans doute trop ambitieux (à savoir
une place dans les 10 premiers) sera totalement irréalisable. Sur les 15 derniers kilomètres, je subis plus qu'autre chose la course en marchant très souvent, même dans des montées peu raides. Je
me dis que j'aurais pu certainement aller bien plus vite dans un bon jour, mais le trail longue distance ne pardonne pas : l'entrainement doit être adapté à l'épreuve et il faut surtout
éviter le sur-entrainement les semaines précédentes. Cela me servira de leçon pour 2010.
La fin est quand même très appréciable ; je termine en un peu plus de 5h50, soit près d'une heure de plus que le chrono souhaité. Tant pis, je me dis que l'essentiel a été de prendre du plaisir,
et de ce point de vue j'ai très largement atteint mon objectif (sauf sur les 15 derniers kms!).
Mon cher lac du Bourget, je te dis à l'année prochaine!...
Bilan : ce jour-là j'aurais très certainement du faire un marathon, et qui plus est sur du plat car musculairement j'avais les jambes pour tenir une quarantaine de kilomètres à un rythme
soutenu et ainsi faire peut être moins de 3 heures. Cependant cette journée fut très agréable et je ne regrette pas les risques que j'ai pris en début de course ; ça fera une expérience
enrichissante qui me sera sans doute bénéfique pour les courses futures.
Une semaine après le trail des Aiguilles Rouges (et surtout 15 jours avant la Grande Course du lac du Bourget),
retour dans le vallon de Bérard mais pour atteindre cette fois-ci le sommet du Mont Buet (altitude 3100m) pour redescendre par Emosson en passant par le sommet du Cheval Blanc (Valais, Suisse).
Une journée presque estivale ; les faibles précipitations des dernières semaines ont ainsi entrainé un manque de neige flagrant sur les sommets habituellement blanchis au mois d'octobre. Départ
depuis la gare SNCF du village du Buet au matin. Près de 40km pour plus de 2000m de D+. L'été semble ne pas vouloir quitter la Haute Savoie en ce début d'octobre ; nous ne nous en plaindrons
pas!...
Le vallon de Bérard en début de journée
Suis-je assis sur les roches derrières?...et non, effet d'optique (allez on peut s'amuser un
peu)
La chaine du Mont Blanc, juste avant la dernière montée au sommet du Mont Buet
Depuis le sommet du Buet...et pas un brin de vent!
Ca y'est, là je suis au sommet!
En compagnie d'Aymeric
Depuis le sommet du Cheval Blanc ; en contre-bas les lacs d'Emosson
Au Cheval Blanc avec Aymeric
Le lac d'Emosson (avec le Mont Ruan en arrière plan)