Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 23:04

Dimanche 19 juillet 2009

Des jambes lourdes!..


Allez, cette montée du Nid d'Aigle ne restera pas pour moi dans les annales...certes, j'étais en vacances, Certes, c'était l'été et le panorama grandiose, Certes enfin, il faisait à peu près beau. Mais ce jour-là j'étais ailleurs, sans doute encore à l'Annécime 8 jours plus tôt, ou bien déjà plongé dans mes deux semaines de congés qui allaient suivre.


Ajoutons à celà des jambes lourdes, une toux grasse durant toute la course ainsi qu'un manque de motivation : cela nous donne une course à oublier (2h44 ; 146ème).




Malgré tout l'ambiance de cette 23ème montée du Nid d'Aigle aura été une fois de plus magique, et la redescente par le train à crémaillère très sympathique. Allez, j'y reviendrai. Je ne sais pas quand, mais je reviendrai..

Par Julien Woznica
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 21:10

Samedi 11 juillet 2009

Magik Annécime!

 

 

Treize jours seulement après le marathon du Mont Blanc où je me suis beaucoup donné, je m’attaque aujourd’hui à un gros et beau morceau : l’Annécime, à Annecy (Haute Savoie). Le principe est simple, il s’agit faire le tour du lac d’Annecy en passant par les cimes qui l’entourent (d’où son nom) pour un périple de 80 km et pas moins de 5000m de dénivelés positifs, le tout en une seule journée.

 

Profil de la course :


En ce samedi 11 juillet, le temps est annoncé très beau et chaud.
Le départ est donné à 3h30 du matin ( !) au Paquier, au bord du lac d’Annecy. Les quelques 600 coureurs s’élancent donc dans la nuit, à la lueur des frontales (à cette période de l’année, le soleil se lève vers 6 heures du matin ; la montée au Semnoz se fera donc de nuit).




Dès le départ un groupe d’une vingtaine de coureurs emmenés par Pascal Giguet  prend les devants ; je les suis à distance raisonnable durant une petite demi-heure jusqu’au début du Semnoz. Je ne veux pas partir trop vite mais tiens tout de même à rester à bonne distance. Une heure après, je me retrouve presque perdu dans ce massif boisé et sombre qu’est le Semnoz. Je suis parti en tenue légère et commence à le regretter : je commence à avoir froid et surtout très sommeil (je sors d’une nuit blanche car j’ai travaillé la veille) : là je suis mal barré, la course vient à peine de commencer et j’ai déjà envie de dormir. Le froid n’arrangeant rien, je me sens mal et je songe presque à abandonner. De nombreux coureurs m’ont dépassé et mon moral est loin d’être au beau fixe. Pas grave, l’objectif est maintenant de finir, peut importe la place. A condition bien sûr que ce gros coup de mou passe (dommage après un bon début). La journée s’annonce belle et ensoleillée, la forme va certainement revenir.


 Et elle reviendra. Arrivé au sommet du Semnoz, les lueurs du jour commencent à percer ; on assiste alors à un magnifique lever de soleil avec une vue à 360 degrés sur le massif du Mont Blanc, la Tournette et même le lac du Bourget au loin. L’instant est à part et le ravitaillement au sommet a le mérite de me redonner une bonne pêche. Bonne nouvelle, je n’ai plus sommeil et les jambes ne demandent qu’à donner le tour.




La descente jusqu’au col de Leschaux passera très bien ; je pointe alors en 109eme position. La course est encore longue, j’aurai tout le temps de rattraper le retard accumulé et la confiance revient petit à petit. La partie jusqu’à Doussard se fera sans trop de problème ; il y a de nombreuses montées et descentes, tandis qu’il commence à faire de plus en plus chaud.

 

 

Je relance très souvent et cours la plupart du temps, même dans les montées un peu raides. Je craignais que le marathon du Mont Blanc effectué moins de 2 semaines plus tôt m’ait laissé des jambes lourdes mais il n’en est rien (du moins pour l'instant).

 



A mi parcours (Doussard, 40ème kilomètre) j’ai déjà rattrapé une quarantaine de places et pointe désormais en 70ème position. A cet instant, je sais déjà que je vais faire une très bonne deuxième partie de course car je sens tous les voyants au vert. La première remontée au col de la Forclaz sera le symbole et cette forme retrouvée ; je grimpe à une bonne allure en relançant régulièrement, et ce jusqu’aux chalets de l’Aulp que j'atteinds en courant. L’endroit est magique et le temps exceptionnel, ce qui annonce une fin de course  vraiment sympa avec surtout de magnifiques panoramas sur le lac d'Annecy et le massif de la Tournette.

 

 

 

La plus belle vue restera celle depuis les dents de Lanfon, que j'atteinds sans trop de difficultés en compagnie d'un relayeur qui effectue la partie Doussard-Bluffy. Je suis content de pouvoir le suivre ; il n'effectue qu'un quart de la course (il participe au relai à 4 et n'a ainsi que 20 km à parcourir) donc il va très vite et me sert en quelques sortes de lièvre (merci à lui). Vient ensuite la longue (et surtout très raide) descente jusqu'à Bluffy, très dangereuse en tout début ce qui me vaut 2 ou 3 "dérapages contrôlés" mais je l'effectue sur un rythme plutôt élevé (trop peut être?...à ce moment je me pose la question), surpris que mes jambes soient encore si bonnes malgré près de 60km parcourus et le dénivelé qui va avec.

Arrivé à Bluffy plus vite que prévu (36ème position) je ne fais qu'une petite halte au ravitaillement ; je veux donner le maximum dans les 20 derniers kilomètres et surtout je suis impatient de rejoindre le Paquier et profiter ainsi du bord du lac (et surtout des massages!) aux plus belles heures de la journée. Mais avant il faudra venir à bout de la dernière montée (assez raide d'après mes souvenirs) qui mène au Mont Veyrier.

 


J'atteinds le sommet sous un soleil de plomb ; heureusement que cette portion est partiellement ombragée ce qui fait que je n'epprouve pas de difficulté particulière, mes jambes répondent encore plus que bien (je n'ai décidément pas l'impression d'avoir fait le marathon du Mont Blanc!) et la motivation est toujours là. La vue sur le lac est imprenable ; je me dis qu'il est presque dommage de parcourir la crête du Mont Veyrier en courant..tant pis, je profiterai plus à l'arrivée. La montagne vue d'en bas est parfois aussi jolie que vue d'en haut..seul bémol, je me trompe deux fois de chemin au sommet à cause d'un balisage insuffisant (ce qui me fera perdre encore un bon quart d'heure) mais qu'importe, c'est presque fini et je ne suis pas à 10 minutes près. La dernière descente passera comme une lettre à la Poste ; même à l'entrainement (à l'époque où j'habitais Annecy et fréquentais régulièrement le mont Veyrier) je ne suis jamais allé aussi vite!..je me calme, il serait trop bête de me faire une cheville si près de l'arrivée. Je double dans ma lancée beaucoup de coureurs ; pour la plupart des relayeurs (qui effectuent la dernière partie Bluffy-Annecy).

 



La fin au bord du lac le long de la plage d'Albigny puis de l'Impérial palace est apprèciable, malgré le monde sur la piste cyclable qui ne se rend apparemment pas compte que certains viennent de faire le tour du lac d'Annecy en courant..ils ne gâcheront pas cependant mon arrivée au Paquier dans une superbe ambiance. L'arrivée franchie après 12h48 de bonheur et de super sensations, on m'annonce 29ème..pas mal mais surtout inespéré après un premier quart de course nocturne complètement raté et pour le moins calamiteux!

Mon très bon état de forme général (par chance je ne me suis pas blessé et ai mal nulle part) à l'arrivée me laisse penser que j'aurais pu vraiment faire quelque chose de bien mieux et me donne une petite idée du temps que je pourrais faire l'année prochaine...si je m'y représente (et si je suis en forme)! Mais d'ici là, le chemin est encore bien long. Place maintenant à la récup avant d'aborder la dernière quinzaine de juillet que j'ai prévue très chargée en vue de la prépa UTMB de fin août. Vincent et Fabrice franchiront également la ligne dans l'après midi, la course s'est donc bien passée pour notre "team"!
L'Annécime 2009, un souvenir vraiment exceptionnel. J'y reviendrai, c'est quasiment sûr. Et cette fois je dormirai la veille...


 


La Tournette vue depuis le Paquier

Par Julien Woznica
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 09:40

Dimanche 28 juin 2009

La fête à Chamonix!



Le marathon du Mont Blanc reste de loin ma course préférée du circuit. J'ai eu la chance de participer à toutes les éditions, c'est donc en connaisseur que j'aborde mon 7ème MMB. Côté préparation, tout est ok, j'ai participé à la Combloranne de Combloux 7 jours plus tôt et ai pu constater que je suis assez en forme en cette fin juin pour aborder mon trail favori. Le parcours est rigoureursement identique à celui de l'année passée, de plus je connais très bien la vallée donc je me sens ici comme chez moi et ne peux pas dire que je pars dans l'inconnu.

Profil de la course :

profil-MARATHON-DU-MONT-BLANC.jpg


Source : http://www.montblancmarathon.net/



Côté météo, la journée s'annonce chaude et ensoleillée ; tant mieux je préfère la chaleur. Enfin d'un point de vue chrono, je vise d'approcher les 5 heurs mais je sais très bien que j'ai peut être fixé la barre un peu haut.
Bref, l'objectif majeur de la journée est de me faire plaisir, quel que soit le chrono!

Départ 7h du matin

Allez, soyons fous! Je décide de me placer sur la première ligne. Non pas que j'ai la prétention d'arriver dans les 10 premiers, mais je veux surtout pouvoir courir à mon rythme tout au long de la course sans être gêné par les embouteillages durant les 5 premiers kilomètres (voire plus ; nous sommes quand même plus de 1600 au départ).

Tout ve se jouer selon moi sur les 20 premiers kilomètres car cette partie très roulante (en faux plat montant jusqu'à Vallorcine) va donner le ton ; ceux qui visent les premièrs rôles devront gazer jusqu'au début de la montée des Posettes pour prendre une bonne place.

Cette première partie est donc très agréable, je pars assez vite mais en me retenant tout de même, je n'ai pas envie de me mettre dans le rouge inutilement dès le début de course, il y a quand même plus de 2600m de dénivelé positif. Le sentier, je le connais presque par coeur et j'arrive à courir tout le temps jusqu'à Vallorcine, même dans les petites montées aux abords d'Argentière ou de Montroc. J'y arrive donc très frais (en 176ème position), fin prêt à attaquer la terrible montée jusqu'à l'aiguille des Posettes. Jusqu'ici j'ai presque l'impression que la course vient de commencer, je ne réalise pas que j'ai déjà parcouru 18km (et 600m de D+) en un peu plus de 1h40.



Cette ascension passera très bien ; j'effectue les 1000m de dénivelé menant jusqu'au sommet en 1h10 (205ème). J'aurais pu forcer plus mais je ne tiens pas à me griller car la course est encore longue et la descente jusqu'au village du Tour relativement difficile et surtout très technique. Néanmoins je ne l'effectuerai pas à la vitesse souhaitée en raison de l'étroitesse du sentier qui empêche réellement de dépasser. Je me cale donc derrière un groupe d'une dizaine de coureurs et peine à les doubler (je ne pourrai le faire qu'en bas). Cette descente prudente m'a ainsi permis d'économiser mes cuisses ; j'arrive donc au village du Tour très frais et en courant plutôt vite (en 181ème position).



Arrivé à Tré-le-champ (3h42, 179ème position) je marque mon premier arrêt au ravitaillement afin de recharger ma poche à eau, mais pas plus. Je repars tout de suite en direction de la Flégère pour la seconde grosse montée de ce marathon du Mont Blanc tandis qu'il commence à faire très chaud.

J'effectue les 600mètres de montée en 1 heure et arrive très frais à la Flégère (4h42, 150ème) et prends le risque de ne pas marquer de pause. La course est presque finie, l'ascension s'est très bien passée et il me reste beaucoup de jus pour cette dernière partie (la plus belle du parcours) qui mène à Planpraz, arrivée de la course.

Malgré la technicité de cette portion en faux plat montant dans des pierriers, je prends quand le temps d'admirer la chaine du Mont Blanc, magnifique panorama. Enfin je franchis la ligne d'arrivée à Planpraz (5h23, 128ème) dans une ambiance de fête et par chance sans courbatures ni douleurs! Avec le recul je pense que j'aurais pu peut être m'approcher de mon objectif si j'étais allé plus vite sur la première partie, mais il aurait fallu prendre des risques inutiles.

Ce marathon du Mont Blanc aura une fois de plus été à la hauteur de mes espérances : grandiose, et avec le beau temps en plus (comme tous les ans!...). A l'année prochaine pour essayer de passer cette fois sous les 5h (?)...Allez, chiche.





Par Julien Woznica
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